Contrat d'assurance habitation et valeur du capital mobilier

Contrat d'assurance habitation et valeur du capital mobilier

Selon la Fédération française des sociétés d'assurances, les assurés déclarent 3,6 millions de sinistres habitations rien qu'en 2014. C'est pourquoi souscrire une MRH qui couvre le domicile ainsi que ses biens mobiliers semble importante. Cependant, comment estimer la valeur des biens mobiliers lors de la souscription ?

Le capital mobilier dans le contrat d'assurance logement

Afin de mieux assurer le logement, la compagnie soumet le souscripteur à quelques interrogations concernant l'estimation du capital mobilier. Aussi, cette opération facilite le remboursement des dommages occasionnés par un sinistre et propose une prime raisonnable. De plus, le calcul du remboursement s'appuie sur la valeur des biens mobiliers déclarée par le souscripteur. Ainsi, après un évènement sinistre, la compagnie verse uniquement la somme établie lors de la souscription.

Du reste, le capital mobilier représente la valeur totale des biens qui se trouve à l'intérieur du domicile couvert. Ces biens désignent les meubles, les appareils électroménagers, les équipements audiovisuels et informatiques ainsi que les vêtements, les matériels de loisir, les accessoires de décoration… Toutefois, les objets de valeurs comme les bijoux et les œuvres d'art sont exclus des biens mobiliers, mais font l'objet d'une couverture à part.

L'estimation du capital mobilier

Avant d'estimer le capital mobilier, il convient en premier lieu de dresser une liste du mobilier. Le souscripteur rassemble également toutes les factures de chaque bien. Ensuite, il totalise le montant des factures. Le résultat correspondra approximativement à la valeur du capital mobilier. À défaut de facture pour certains objets, l'assuré estime alors une valeur approximative du montant par type de bien. Par précaution, il sauvegarde numériquement l'inventaire des biens assurés ainsi que leur valeur.

L'assuré est tenu de déclarer une valeur légèrement supérieure au résultat afin d'anticiper toutes autres futures acquisitions de bien de valeur. Néanmoins, il est déconseillé de surestimer le montant, car cela risque de surélever la prime d'assurance. De plus, si l'assureur découvre une fausse déclaration du souscripteur, il annulera le contrat d'assurance. Par ailleurs, en cas d'insatisfaction de l'assuré, il peut modifier voire changer de clause et sélectionner une offre plus ajustée à ses attentes.

La valeur du capital mobilier

Le coefficient de vétusté est appliqué dans le calcul du capital mobilier. En effet, le taux de vétusté précise la dépréciation du bien dans le temps. En outre, ce pourcentage diffère en fonction du type de bien. Ainsi, le taux de vétusté annuel de l'électroménager et de l'Hi-fi est de 20 %, pour les meubles et les objets courants, il est de 10 % et celui de l'informatique est de 30 %. De plus, le capital est à actualiser à chaque modification dans le logement.

Par ailleurs, le type de contrat d'assurance à souscrire se base sur le montant de la valeur du capital mobilier. Par conséquent, un capital mobilier inférieur ou égale à 50 000 euros se contente d'une assurance multirisque habitation classique. Cependant, de 50 000 euros à 200 000 euros, le souscripteur réclame une adaptation du plafond de garantie. Au-delà de 200 000 euros, l'intervention d'un courtier ou d'un assureur spécialisé semble indispensable. Vous pouvez d'ailleurs retrouver des astuces et conseils concernant l'assurance habitation ici : http://www.assurance-maison.org/.